Un étudiant Epitech belge au Japon

Un étudiant Epitech belge au Japon

Partir étudier à l’international pour être immergé dans une autre culture est un des moments les plus attendus par nos étudiants. Ils ont le choix entre 120 destinations réparties partout dans le monde. L’Asie orientale est une des destinations les plus rêvées. Mathys Paul, étudiant Epitech belge présent actuellement au Shibaura Institute of Technology (Japon), nous fait son retour d’expérience.

 

Mathys Paul, étudiant Epitech, actuellement à Tokyo pour réaliser son année à l’international

Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir le Japon comme destination pour ton année d’étude à l’international ?

Ce sont plutôt les animés qui m’ont attiré dans la culture japonaise. Je trouvais ça vraiment beau et passionnant. J’ai essayé d’approfondir mes connaissances du Japon bien avant d’y arriver et je n’ai pas eu trop de mal parce que ma marraine a vécu pendant 4 ans à Tokyo. Ce détail a joué un rôle important dans mon choix. Quand j’étais petit, je recevais plein de cadeaux qu’elle m’envoyait de là-bas. Donc, ça faisait longtemps que je pensais aller au Japon et la quatrième année du cursus Epitech était l’opportunité idéale. Du coup, pour préparer mon voyage, j’ai posé pas mal de questions. J’ai suivi des youtubeurs spécialisés dans tout ce qui est japonais, dont des expats qui habitent au Japon et j’ai trouvé le pays particulièrement attirant. En même temps, j’avais envie de me confronter à un autre point de vue, à une autre réalité que celle belge, voire européenne, où tout le monde est comme moi, avec la même culture. Je voulais un truc bien décalé et je ne me suis pas trompé du tout.

Quelle a été la chose la plus choquante que tu as découverte au Japon ?

Le Japon est un pays à la fois traditionaliste et très contrastant. Tu as des zones touristiques qui font rêver comme Asakusa qui est remplie de gens en tenue traditionnelle, d’architecture typique japonaise et où il y a un magnifique temple bouddhiste – le Senso-ji. Et à l’autre extrême, tu as Shibuya qui est un quartier plus jeune où les sorties en soirée se passent et les gens se sentent libres. C’est une très belle ambiance, très décalée. Mais ce qui m’a étonné le plus, c’est la taille des choses. Tout est petit : les vêtements, les bus, les magasins, les logements…

As-tu un contact régulier avec les étudiants japonais du Shibaura Institute of Technology ? Comment se passe ta vie sociale à Tokyo en tant qu’étudiant international ?

Nous, les étrangers, sommes regroupés ensemble. Ça n’arrive pas souvent d’être en contact avec les autres étudiants japonais. Il y en a de temps en temps qui sont dans notre classe, mais nous n’avons pas eu l’occasion d’interagir avec eux en dehors des cours. Les Japonais ne parlent quasiment pas anglais et ceux qui connaissent un peu la langue ont un accent difficile à comprendre. D’ailleurs, je prends des cours de japonais à l’université et la professeure ne parle pas du tout anglais, donc c’est une immersion totale. Je parle anglais plutôt dans quelques endroits spécifiques autour des zones touristiques.

Comment se passe le travail à distance sur ton Epitech Innovative Project ?

Effectivement, je travaille en parallèle sur mon Epitech Innovative Project. Mes camarades sont aux États-Unis, en Finlande, Belgique, Espagne, Norvège et Croatie. Il y a peu de choix entre tous les cours et tous les décalages horaires parmi les membres du groupe. Alors, j’ai souvent des réunions au plein milieu de la nuit. En gros, le travail avance très bien.

Comment se passe l’adaptation à un autre environnement d’apprentissage que celui d’Epitech ?

Je suis des cours donnés par des profs intéressants. Mais il y a aussi des profs japonais qui incarnent très bien le cliché : ils regardent le sol ou leurs pieds pendant l’entièreté du cours. C’est une attitude un peu spéciale, il faut avouer, mais normale chez eux. On est à peu près une vingtaine d’étudiants par classe, donc il n’y a pas des amphithéâtres, tout comme à Epitech. Cependant, les cours sont beaucoup plus théoriques et certains demandent un lourd bagage de connaissances en mathématiques. Mais avec les connaissances acquises à Epitech, je n’ai pas eu du mal à suivre le cours de data communication ou celui de mécatronique, par exemple. J’ai également suivi le cours de computer networking prévu au premier semestre. Pendant mes trois ans à Epitech, j’ai fait beaucoup de frontend design. Ça me plaisait et personne d’autre ne voulait y toucher dans mes groupes de travail. Donc, j’avais des lacunes en computer network et j’ai pris ce cours très utile pour les combler et apprendre davantage.

Quels sont les cours qui te plaisent le plus jusqu’à présent ?

J’ai suivi le cours d’« information literacy » pendant lequel nous avons touché à des sujets très variés, intéressants et d’actualité. Ça m’a beaucoup plu. Mais le cours que j’apprécie particulièrement est celui de marketing. Le professeur est captivant, très à l’écoute et enthousiaste à l’idée de recevoir du feedback, des questions sur ce qu’on n’a pas compris, les éléments que nous trouvons réellement intéressants et ceux que nous souhaitons approfondir. Pendant ce cours, je me suis rendu compte que j’ai vu beaucoup de concepts de markéting utiles pendant les piscines de troisième année à Epitech. À travers le cours du SIT, j’ai pu approfondir ces concepts avec des exemples très clairs et ça me plaît beaucoup.

De quelle manière étudier à l’international influencera ton avenir professionnel, à ton avis ?

Je n’ai pas une vision globale, car je suis en plein dedans, donc c’est difficile à dire. Par contre, j’avoue que le cours de marketing ici m’a beaucoup inspiré. Le Japon est un marché très différent et je trouve fascinante leur approche marketing et commerciale. Leur manière de vendre les choses n’a rien à voir avec ce qu’on connait. On peut regarder une vidéo pendant 3 minutes à la télé avant de se rendre compte que c’est une publicité pour un objet qu’on découvre à la fin. Mais avant ce moment-là, on ne sait pas à quoi s’attendre. On est intrigués et l’histoire farfelue fait qu’on va retenir vraiment le produit vendu. Le contact avec la culture japonaise m’a aidé réaliser que plus tard j’aimerais travailler dans le domaine du marketing. C’est tout à fait possible de le mélanger avec mes connaissances en informatique. J’ai donc une vision un peu plus claire de mon avenir professionnel.